Les mines

Les mines de charbon
à Venosc et Mont de Lans

 

Des 1830 on trouve des concessions charbonnières à Venosc et Mont de Lans, en effet la géologie de la région nous place sur un filon carbonifère que les anciens avaient su exploiter.
On retrouve trace de ces anciennes, mines depuis le versant Nord de l’aiguille de Venosc puis en remontant par le Ferarret, les Christallieres, les Eguillons les Mays et en redescendant sur la Molliére de Mont de Lans et Oris puis l’alpe d’Huez.
Ces concessions avaient pour nom : Ferraret, Christallieres, Eguillons, les Mays, le parc, Charmette, Molliére, Pleris ou le Mas des combes, entre le Ponteil et la Romanche.
On retrouve par exemple en 1867 une concession à monsieur Joseph Garden, Pierre Bert, Joseph Bert dit Dorothée, Pierre Rouard et Christophe Garden ou leurs ayants droit.
Gisement de plusieurs couches de charbon de 0,10m a 0,20m d’épaisseur avec parfois des renflements atteignant plusieurs mètres d’épaisseur ; orientation des couches : nord-sud a nord-ouest sud-est, pendage 90°a 45°est parfois ouest ; Encaissant : grés quartzeux très durs et schiste dur.
Le filon était souvent exploité de manière artisanale. La profondeur des galeries variait entre quelques dizaines de mètres et parfois 350 aux Eguillons ou à Pleris d’où l’on extrait 64 T en 1867. Au début du siècle un téléphérique descendait le charbon de la concession des Eguillons jusqu a la route départementale au niveau de la passerelle des étroits ou l’on trouve encore l’amarrage des câbles et la grosse roue de fonte ou (volant) du câble tracteur. Au lieu dit les Christallieres la station haute existe ancore.
Sur le chemin du Férraret une galerie a été conservée, on peut voir son entrée protégée par une grille car il est dangereux de s’aventurer à l’intérieur. Aujourd’hui ces galeries ont été obstruées par les services de l’état responsable du sous-sol pour des raisons de sécurité. La moyenne du tonnage extrait de ces mines variait de 10 à 50 T par ans au maximum. Les derniers travaux ont eu lieu a la concession des Christallieres dans les années 50 ou les habitants du Collet y travaillaient encore et descendaient le charbon par le câble. Ils étaient alors employés par la société L’EMBOUTISSAGE INDUSTRIEL à qui on avait concédé par décret du 23 mai 1943. Ces mines d’anthracite n’ont pas de commune mesure avec celles de l’Herpie a l’Alpe d’Huez mais elles ont cependant marqué la vie de nos familles.

André Brun

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